Entre banques et finance de l’ombre, des liens invisibles qui fragilisent l’économie mondiale
Les fonds pèsent plus lourd que les banques dans le financement des économies. Mais c’est surtout la forte interconnexion de ces acteurs qui fait planer le risque d’un effet domino en cas de crise financière.
Selon le Conseil de stabilité financière, la « finance de l’ombre » représente plus de la moitié (51 %) des 504 000 milliards de dollars de la finance mondiale à la fin 2024. L’ensemble des institutions diverses – assureurs, fonds de pension, fonds d’investissement divers – qui organisent des transferts d’épargne pour financer les économies pèse aujourd’hui plus lourd que le système bancaire mondial.
Les banques demeurent certes les principaux distributeurs de crédits, avec 81,3 % des prêts mondiaux. Mais, dans le même temps…
Selon le Conseil de stabilité financière, la « finance de l’ombre » représente plus de la moitié (51 %) des 504 000 milliards de dollars de la finance mondiale à la fin 2024. L’ensemble des institutions diverses – assureurs, fonds de pension, fonds d’investissement divers – qui organisent des transferts d’épargne pour financer les économies pèse aujourd’hui plus lourd que le système bancaire mondial.
Les banques demeurent certes les principaux distributeurs de crédits, avec 81,3 % des prêts mondiaux. Mais, dans le même temps, les acteurs de l’intermédiation non bancaire détiennent 61,4 % des titres d’emprunt émis à l’échelle mondiale. Autrement dit, une large part du financement passe désormais par des canaux qui échappent au cœur du système bancaire traditionnel.
Au-delà de ces constats quantitatifs, le rapport 2025 du Conseil de stabilité financière consacre une........
