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Le groupe Agence française de développement, placé malgré lui en situation ...

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29.09.2026

Le groupe Agence française de développement (AFD) vient de changer de directeur général. Rémy Rioux qui pilotait cette banque publique de développement depuis près de 10 ans a été remplacé par Christophe Lecourtier, ancien ambassadeur de France au Maroc mais également ancien directeur de Business France, une institution publique qui assure la promotion des intérêts des entreprises françaises à l’international.

Le groupe AFD qui regroupe trois entités – l’Agence française de développement qui finance le secteur public, Proparco qui finance le secteur privé, Expertise France qui assure des prestations d’assistance technique – a engagé près de 14 milliards d’euros en prêt et en don en 2025. Ce bilan comptable plutôt flatteur pourrait faire croire que son avenir est assuré, que son activité répond à un besoin partagé par tous. Or, il n’en est rien. Le groupe AFD doit faire face à de nombreux défis.

Premièrement, son activité principale en prêt (90 % de son portefeuille annuel d’engagements) est doublement impactée par la hausse du coût de cette ressource empruntée sur les marchés internationaux - ses taux d’emprunts augmentent car ils sont indexés sur le coût de refinancement de la dette française qui atteint près de 4 % - et par la baisse drastique de l’enveloppe de bonification des prêts - subvention versée par le budget de l’État - qui lui permettait d’offrir à certains emprunteurs des conditions améliorées en prêts bonifiés.

Deuxièmement, son activité en don (10 % de son activité) devient pratiquement résiduelle à la suite des coupes budgétaires drastiques opérées depuis 2023 dans la mission d’Aide publique au développement qui finance la solidarité internationale active de la France.

En conséquence, son........

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