L’irremplaçable géant de 5 pieds 4 pouces
C’est un géant qu’on a perdu. L’expression « plus grand que nature » était faite pour lui. Pour moi et tellement de monde, c’est un ami et une idole qui s’en va.
À LIRE AUSSI : Bonsoir... Rodger Brulotte est parti : le Québec pleure la mort du célèbre descripteur et chroniqueur
Il serait le premier à rigoler que je parle de sa hauteur pour amorcer cette chronique. Il aimait raconter qu’avec Cole Caufield, il pouvait enfin regarder un joueur du Canadien dans les yeux.
Si vous vous demandez comment était Rodger, je vous annonce qu’il était dix fois plus gentil que ce dont il avait l’air publiquement.
La dernière fois qu’on est allé prendre au café au McDo, j’ai eu du mal à lui parler parce que tout le monde voulait son selfie avec lui. Il ne refusait jamais.
C’est aussi un des plus grands rassembleurs que je connaisse. En fait, il arrivait à être ami avec tout le monde. Si quelqu’un pouvait être intimidé de le rencontrer, trois secondes après, il ne l’était plus. Je l’ai vu faire. Sa façon de rencontrer les gens, c’était de l’art. Il y a juste lui qui était capable de faire ça. Tu voulais être son ami instantanément.
Également, je suis pas mal certain qu’il avait le carnet de contacts le mieux garni au Québec. Tu veux parler à Brad Pitt, à Paul McCartney, à Minnie Mouse, à Badaboum ou au Roi Lion ? Demande à Rodger, il a sûrement son numéro de cellulaire.
Le plus gros échec de sa vie, selon lui, c’est de n’avoir pas trouvé un moyen de garder les Expos à........
