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Le Canadien sera en finale dans deux mois

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07.04.2026

Martin Saint‐Louis dit les bonnes choses à propos de son jeune groupe de joueurs. Et ce n’est pas un hasard. 

Le coach a tout vécu dans sa carrière. Alors quand il fait face à un scénario comme celui-ci, sa mémoire est aussi intacte qu’efficace. Il sait exactement ce qu’il voit. Et surtout, ce qu’il doit en retenir.

Oui, tous les gars sur la glace cherchent Cole Caufield. C’est absolument normal. Et oui, ça peut parfois se faire au péril du rendement collectif. Là encore, rien d’anormal.

Ce qu’il faut retenir, c’est le beau. Le grandiose.

Cole Caufield deviendra le premier marqueur de 50 buts ou plus du Canadien depuis 36 ans. Nick Suzuki, lui, est en voie d’être le premier joueur du CH à connaître une saison de 100 points depuis 40 ans. Il n’y a aucune bibitte cachée derrière ça. C’est merveilleux. Point final.

Un luxe rare : l’embarras du choix

Martin Saint‐Louis a maintenant l’embarras du choix quant à son effectif. Et avec les retours de Kirby Dach et d’Alexandre Texier, c’est encore plus vrai.

Ajoutez à cela l’arrivée imminente de Michael Hage, juste à temps pour la fin de la saison régulière, et le message devient limpide : le joueur qui se traîne les pieds un soir donné sortira de l’alignement. Point final.

La compétition interne est réelle. Et c’est exactement ce que l’on veut voir dans une équipe qui aspire à quelque chose de plus grand.

Je le répète depuis octobre : il y a un coup à jouer dans l’Est cette saison. Et les événements récents ne font que renforcer cette conviction.

Quand je parle d’un coup à jouer dans l’Est cette saison, c’est d’autant plus vrai que l’an prochain, la Floride sera de retour au sommet de la lutte.

Les Panthers s’offrent un véritable « mulligan » cette année. Leur intention est limpide : retourner en finale de la Coupe Stanley en 2027 et tenter d’en gagner une troisième en quatre ans, avec un alignement reposé, frais et disponible.

Justement pour cette raison, il est crucial de profiter de leur absence en séries ce printemps.

D’où ma prédiction : le Canadien sera en finale de la Coupe Stanley dans deux mois.

Le talent est là... et le reste suit

Au niveau du talent pur, le CH n’a rien à envier aux autres prétendants de l’Association de l’Est. Oui, l’aspect robustesse joue parfois en défaveur de la Sainte‐Flanelle.

Même si le Tricolore s’est tenu debout et a bardassé le Lightning récemment, on sait très bien que le hockey des séries est une autre bête.

On ne choisit jamais son adversaire. Mais si le Canadien peut éviter les Sabres de Buffalo ou les Bruins de Boston au premier tour — deux équipes plus coriaces physiquement — il pourrait renverser son opposant et trouver l’élan nécessaire pour atteindre l’étape ultime.

Surtout si Sabres et Bruins doivent se démolir l’un l’autre en s’affrontant dès le départ.

En dehors de ces deux formations, le Canadien a d’excellentes chances de battre n’importe quelle autre équipe de l’Est.

La façon dont se comportent les hommes de Martin Saint‐Louis est révélatrice. Le talent brut est là. La profondeur aussi.

Jakub Dobes est imperturbable. Il travaille au même niveau que les meilleurs dans la business.

Alors je pose la question : quelle équipe, qui privilégie jouer au hockey plutôt qu’intimider et molester, peut prétendre battre les Glorieux quatre fois en sept matchs ?


© TVA Sports