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Le Canada est en mission pour Sidney Crosby

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21.02.2026

C’est devenu une affaire personnelle sur la glace de l’aréna Sainte-Julie de Milano.

Sidney Crosby a eu sa plus grande utilité depuis le début de la quinzaine olympique vendredi matin... en ne jouant pas !

Depuis 20 ans, aucun joueur de hockey sur la planète n’est plus respecté que Sidney Crosby.

Le Canada entier est derrière nos représentants en hockey masculin. Tout le monde veut une médaille d’or, d’abord et avant tout pour « Sid the Kid ».

Imaginez maintenant ses grands amis MacKinnon et Marchand, son dauphin McDavid, le dauphin de son dauphin Celebrini et toutes les autres stars canadiennes en admiration devant l’empereur et sa légende.

Chaque homme de ce vestiaire est prêt à mourir sur la glace afin que la grande carrière de Crosby ne se termine pas en « track suit » et en béquilles.

On savait que ça allait être compliqué, Cooper encore plus que vous et moi. Les Finlandais sont maîtres dans l’art d’éteindre un adversaire et un match à partir de la zone neutre.

Les initiés de cette tribune savent combien je suis un croyant de la victoire ou la défaite décidée entre les deux lignes bleues. C’est facile d’analyser un match de hockey et d’en décréter les héros et les zéros en fonction des brillantes manœuvres offensives ou des erreurs bêtes en défensive. Celles-ci trouvent invariablement leur origine dans ce qui se passe ou non d’abord en territoire neutre.

Imaginez une Finlande friande de couper l’espace et à qui on retire trois pieds de longueur à fermer pour anéantir les envolées canadiennes. La difformité de cette glace olympique italienne et sa petitesse en zone neutre sont des avantages nets conférés aux équipes moins talentueuses et par définition plus méthodiques.

Un manque de jugement

Si en plus le CIO et l’IIHF manquent de jugement au point d’assigner deux arbitres en chef canadiens pour une demi-finale impliquant leur pays, tout se met en place pour vivre à un échec désastreux.

À votre avis, dans quelle posture mentale ont travaillé Dan O’Rourke et Eric Furlatt lors du duel Canada-Finlande ? J’avance sans peur de me tromper que la dernière chose que ces deux excellents officiels souhaitaient était de s’assurer de ne pas pouvoir être accusés de favoritisme envers l’unifolié.

Dès lors, le travail difficilement équitable ne pouvait faire autrement que commencer. Tellement que les nôtres ont eu à « vendre » certaines infractions, comme au soccer.

Le plus bel exemple est le bâton élevé contre MacKinnon qui conduit au but de la victoire avec deux secondes à écouler au tableau de l’avantage numérique. La reprise en plan large montre clairement MacKinnon levé les bras et tourner la tête vers Furlatt avant que ce dernier ne se décide, au bout de près de deux secondes à lever le bras.

Lors de la contestation vidéo finlandaise suivant le but de ce même MacKinnon, heureusement seuls les juges de ligne américains et danois procédaient à l’analyse des plans de vue.

Comprenez-moi bien, je n’accuse aucunement Furlatt et O’Rourke, mais je condamne l’inertie du CIO et de l’IIHF. Il est à espérer un quatuor totalement indépendant en devoir lors du match de la médaille d’or dimanche. Ou mieux, une équitabilité entre les deux nations se faisant face, ce qui permettrait d’espérer un duel plus nord-américain.

Maintenant la grande question : est-ce que Sidney Crosby sera en uniforme lors de ce match ultime ?

Même sur une jambe il le faut ! Et alors qui sort de l’alignement pour lui faire la 13e place en attaque ?

Son ami Marchand doit être à ses côtés. Sam Bennett doit lui aussi disputer le match. D’ailleurs, comment autant de formidables têtes de hockey ont pu ignorer Bennett en sélection de première instance ?

Nick Suzuki est lui aussi indispensable à une conquête de la médaille d’or. Sans savoir s’il l’a fait exprès ou non, Sam Reinhart a encore inscrit un but crucial, ce qui justifie sa présence.

Puisqu’il en faut un, Seth Jarvis risque fort d’être laissé de côté et pourquoi il en faut absolument un ?

Parce que le plus grand joueur et ambassadeur de sa génération, celui qui depuis 20 ans est moteur de fierté pour Hockey Canada et le peuple canadien ne peut tout simplement pas regarder un match de la médaille d’or depuis les gradins !


© TVA Sports