Nick Suzuki: dans la lignée de Jean Béliveau
Le Canadien de Montréal a trouvé en Nick Suzuki le meneur recherché depuis très longtemps. Même qu’il ne faudrait pas se surprendre si, au terme de sa carrière, le capitaine du Canadien voit son nom à côté de celui de Jean Béliveau parmi les capitaines ayant porté le « C » le plus longtemps dans l’histoire du club.
Évidemment, tout le monde n’en a que pour Cole Caufield présentement, alors qu’il s’approche du plateau des 50 buts. Ça se comprend.
Et je n’enlève absolument rien au numéro 13 du CH ni à leur partenaire de trio, Juraj Slafkovsky. Si vous êtes un lecteur assidu de cette chronique, vous savez que j’ai vanté leur trio la semaine dernière.
Mais c’est Suzuki qui est la colonne vertébrale non seulement de ce trio, mais de l’équipe au complet.
Il en est déjà à sa quatrième saison comme capitaine de l’équipe et il n’a que 26 ans. Jean Béliveau s’est acquitté de cette responsabilité pendant dix saisons, un record d’équipe, tout juste devant Saku Koivu, qui a été capitaine à Montréal pendant neuf saisons. Il aurait atteint le record de Béliveau si la saison 2004-2005 n’avait pas été annulée à cause du lock-out.
Il restera encore quatre années au contrat de Suzuki, après celle-ci. On peut donc penser qu’il se rendra à tout le moins à huit saisons comme capitaine du club. Il n’aura alors que 30 ans et sera encore capable de donner plusieurs bonnes saisons à l’organisation.
Oui, Suzuki compte 94 points jusqu’ici cette saison et il pourrait terminer l’année avec la première saison de 100 points à Montréal depuis celle de Mats Naslund il y a 40 ans.
Mais son impact va au-delà de la feuille de pointage.
J’ai souri, jeudi, en écoutant le capitaine s’entretenir avec les médias à la suite de la victoire face aux Rangers au cours de laquelle Caufield a inscrit ses 48e et 49e buts de la campagne.
Il a naturellement mis en avant les qualités offensives de son coéquipier de ligne, mais il a principalement insisté sur le fait qu’il effectuait les bons gestes sur la glace et qu’il avait réalisé plusieurs actions défensives réussies pendant le match.
Pendant que tout le monde s’excitait pour ses deux buts, lui, il parlait de son jeu défensif !
C’est là, l’âme d’un meneur. Il se concentre sur une chose : ce qui va aider l’équipe à gagner.
Et les chiffres vont avec
C’est cette attitude qui fait en sorte qu’il produit autant, depuis quelques saisons. Son désir de bien faire partout se traduit directement en production offensive.
Depuis le début de la saison dernière, il vient au septième rang dans la LNH pour le différentiel avec +55, et il est le troisième joueur ayant récolté le plus de points à cinq contre cinq avec 183, derrière Nikita Kucherov (245) et Nathan MacKinnon (238).
Le CH a, entre les mains, un leader du même calibre que celui que Patrice Bergeron a démontré avec les Bruins de Boston pendant tant d’années. L’ère Bergeron a été une grande époque pour cette concession, et je ne peux que m’imaginer que l’époque Suzuki sera tout aussi grande pour le Canadien.
Propos recueillis par Kevin Dubé
Deux sujets meublent les conversations au Québec ces temps-ci. Le premier : Cole Caufield est en feu et on a l’impression que rien ne peut l’arrêter !
L’autre : tout le monde est tanné de la température ! Les gens veulent du soleil... et des séries !
