Caufield, le joueur le plus gentilhomme?
Cole Caufield va finir par le marquer, son 50e but. Je ne suis pas trop inquiet pour lui et le trophée Maurice-Richard demeure plus que jamais à sa portée. Il ne s’agit d’ailleurs pas du seul trophée que pourrait remporter le petit ailier du Canadien.
Il faut absolument commencer à parler de Caufield comme d’un très sérieux candidat au trophée Lady-Byng, remis annuellement au joueur le plus gentilhomme de la LNH. Mon collègue Félix Séguin avait soulevé l’idée à l’émission JiC il y a une semaine, et je ne pourrais être plus en accord avec lui.
Ce trophée est souvent regardé de haut et, pourtant, on parle d’un honneur très prestigieux qui compte parmi ses lauréats, au cours des dix dernières années, Anze Kopitar, Jaccob Slavin, Aleksander Barkov, Nathan MacKinnon et Kyle Connor.
Présentement, parmi les meilleurs pointeurs de la LNH, Caufield est celui qui a écopé du moins de minutes de pénalités cette saison avec 14.
Mika Zibanejad, des Rangers de New York, en compte aussi 14 et sera à considérer, ainsi que Kyle Connor (16) et Alex DeBrincat (17), tous des joueurs qui contribuent grandement offensivement, tout en prenant visiblement plus de coups qu’ils en donnent.
À mes yeux, Caufield doit être en tête de liste. Non seulement aucun des joueurs mentionnés ne franchira le cap des 50 buts cette saison, mais Caufield évolue en plus pour la meilleure équipe des quatre.
Et le fait que Caufield ne compte que 14 minutes de punitions ne veut pas dire qu’il est un joueur qui évite les coups et les zones critiques, au contraire. Même que dans les deux derniers matchs, voyant que la rondelle ne viendrait peut-être pas à lui aussi facilement en raison de la couverture serrée de l’adversaire, il s’est dirigé à plusieurs reprises dans l’enclave pour tenter de récupérer des retours ou faire dévier des lancers. Il n’a pas peur de payer le prix.
Pour en revenir aux 50 buts
Évidemment, gageons que si on donnait le choix à Caufield, il choisirait le Maurice-Richard avant le Lady-Byng.
Comme je le mentionnais plus haut, je suis convaincu qu’il va atteindre la cinquantaine. Ce ne sera peut-être pas à Montréal, toutefois.
Tout ce qui se passe, présentement, c’est de l’apprentissage pour toute l’équipe — pas juste pour Caufield — sur la gestion des attentes.
Actuellement, le Canadien met trop d’accent sur les 50 buts de Caufield, à tel point qu’il en oublie l’essentiel. L’équipe a repris certaines mauvaises habitudes du début de saison lors des deux derniers matchs.
Honnêtement, ce n’est pas nécessairement négatif. Tout le monde va apprendre de ça.
À Montréal, l’attention est constamment portée sur Cole, autant par ses coéquipiers que par la foule. Peut-être jouera-t-il avec un peu plus de liberté sur la route.
Chose certaine, ce prochain but ne sera pas facile à aller chercher. On dit souvent qu’en séries, c’est la dernière victoire qui est la plus difficile à récolter.
C’est la même chose pour un plateau individuel important, ou un record. Parlez-en à Alex Ovechkin ! Il a marqué 928 buts dans sa carrière jusqu’ici et je suis persuadé que le plus difficile à aller chercher a été le 895e, qui lui permettait de battre le record de Wayne Gretzky.
Même si les choses ne se sont peut-être pas déroulées comme il le souhaitait au cours des deux dernières rencontres, Caufield n’a pas oublié comment marquer des buts. Après tout, si l’on combine la saison dernière et celle en cours, il est le deuxième meilleur buteur dans la LNH avec 86 buts, un seul derrière Leon Draisaitl, des Oilers d’Edmonton.
Ce n’est qu’une question de temps avant que le Canadien ait son premier marqueur de 50 buts depuis Stéphane Richer.
- Propos recueillis par Kevin Dubé
Les jeunots ont sauvé la mise mardi soir, face aux Panthers de la Floride. Ivan Demidov et Lane Hutson ont été les deux meilleurs joueurs de l’équipe durant cette rencontre, et de loin.
Je n’aime pas qu’on ait démantelé le trio que Jake Evans pivotait en compagnie de Josh Anderson et Zachary Bolduc. Ce trio est très important en échec avant et, en séries, un trio comme celui-là est essentiel au succès d’une équipe.
