Pourquoi les modèles théoriques expliquent mal les décisions des start‑up
La plupart des entrepreneurs évoluent dans une incertitude totale, et non dans un risque mesurable.
La plupart des entrepreneurs évoluent dans une incertitude totale, et non dans un risque mesurable.
Les outils classiques de décision supposent que l’on peut connaître des probabilités. C’est rarement le cas pour les fondateurs de start-up.
Les outils classiques de décision supposent que l’on peut connaître des probabilités. C’est rarement le cas pour les fondateurs de start-up.
Il est possible d’apprendre à mieux décider – grâce aux retours d’informations et d’expérience, à la pratique et à des outils qui aident les fondateurs d’entreprise à ajuster leur raisonnement au fil de l’action.
Il est possible d’apprendre à mieux décider – grâce aux retours d’informations et d’expérience, à la pratique et à des outils qui aident les fondateurs d’entreprise à ajuster leur raisonnement au fil de l’action.
Le storytelling des start-up célèbre souvent leurs fondateurs présentés comme des personnalités qui se sont lancé alors même que le risque pouvait paraître trop grand, qui ont su improviser avec des ressources limitées et réagir vite. Ces dernières années ont vu ce genre de belle histoire se multiplier. Mais qu’en est-il vraiment ? S’agit-il d’une vraie créativité sous pression ?
C’est l’une des questions soulevées par une recherche que j’ai menée avec Frank Fossen et Cédric Gutierrez. Notre analyse des modèles de prise de décision en situation d’incertitude apporte un éclairage nouveau sur le concept d’« effectuation », une manière de penser populaire dans l’univers des start-up, qui privilégie l’action plutôt que la prédiction.
Plutôt que de tout cartographier à l’avance, l’effectuation encourage les entrepreneurs à partir de ce qu’ils ont déjà, puis à s’ajuster en cours de........
