Cosmétiques, médicaments, gels douches… Pourquoi l’omniprésence du polyéthylène glycol pose question, et que sont les POx, qui pourraient le remplacer ?
Les polyéthylène glycols (PEGs) figurent parmi les ingrédients que l’on retrouve fréquemment dans les notices de cosmétiques, de médicaments ou encore de vaccins. Cependant, leur usage est aujourd’hui de plus en plus questionné, notamment en raison de leurs effets avérés ou supposés sur la santé et l’environnement. Ces interrogations s’inscrivent dans un contexte plus large : celui de la recherche de polymères plus sûrs, mieux contrôlés et plus durables.
Gels douche, shampoings, lubrifiants, gels hydroalcooliques, vaccins et médicaments, crèmes hydratantes ou peintures… Les polyéthylènes glycols (PEGs) sont présents dans de nombreux produits du quotidien.
Appréciés pour leur capacité à améliorer la solubilité de nombreuses substances actives, ainsi que pour leur coût modéré et la simplicité de leur production, cette famille de composés s’est imposée dans de nombreux secteurs industriels, de la pharmacie à la chimie, ou encore dans la fabrication de détergents, de peintures et d’encres.
Longtemps considérés comme des substances inertes, les PEGs font aujourd’hui l’objet de débats en raison de leur origine pétrochimique, de leur faible biodégradabilité, et de certaines interrogations concernant leurs effets à long terme sur la santé ou l’environnement.
Dans ce contexte, la recherche de solutions alternatives s’intensifie. Parmi les familles de polymères explorées, les poly(2-oxazolines) (POx) font aujourd’hui l’objet d’une attention croissante, car leurs propriétés en font de prometteurs candidats au remplacement des PEGs.
Qu’est-ce que le polyéthylène glycol ?
Issus de la pétrochimie, les PEGs forment une large famille de composés utilisés à grande échelle en cosmétique et pharmacie. Concrètement, le polyéthylène glycol (PEG) est un polymère constitué par la répétition d’une même unité de base, l’oxyde d’éthylène.
Les différentes sortes de PEGs se distinguent principalement par leur poids moléculaire, qui dépend du nombre d’unités répétées dans la chaîne. C’est ce poids (exprimé en g/mol) qui figure dans leur nom : PEG-40, PEG-400, etc. Certains laxatifs, comme le macrogol, correspondent à des PEGs de masse moléculaire élevée (PEG-3350 ou 4000).
Ce poids moléculaire influence directement les propriétés physiques des PEGs. En dessous d’environ 500 g/mol, ils sont généralement liquides et plutôt utilisés dans les formulations cosmétiques. À mesure que leur poids moléculaire augmente, ils deviennent plus visqueux, puis huileux ou cireux, ce qui est........
