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Comment soignait‑on la gueule de bois autrefois ? Du chou aux poumons de chèvre

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Depuis l’Antiquité, l’ivresse oscille entre quête de transcendance et condamnation morale.

Depuis l’Antiquité, l’ivresse oscille entre quête de transcendance et condamnation morale.

Les anciens remèdes contre la gueule de bois misaient surtout sur la prévention, la marche et le sommeil.

Les anciens remèdes contre la gueule de bois misaient surtout sur la prévention, la marche et le sommeil.

Aucun traitement moderne n’a encore prouvé de manière fiable son efficacité.

Aucun traitement moderne n’a encore prouvé de manière fiable son efficacité.

Quiconque s’est déjà réveillé avec la gueule de bois en connaît les effets physiques et psychologiques : maux de tête, nausées, dégoût de soi, regrets, voire une certaine honte face au comportement désinhibé qui a accompagné l’ivresse.

À l’ère des smartphones, la honte suscitée par le souvenir embrumé de ses agissements de la veille est forcément plus vive encore lorsque des photos restent en ligne pour toujours, exposées au regard et au jugement de tous. Le vieil adage selon lequel le meilleur remède contre la gueule de bois consiste à ne pas trop boire la veille n’est guère utile à ceux qui en souffrent.

La consommation excessive d’alcool s’inscrit dans une longue tradition culturelle. Dans le Banquet, de Platon (vers 385-370 avant notre ère), qui relate une soirée arrosée au cours de laquelle les convives débattent de la nature de l’amour, l’ivresse tapageuse d’Alcibiade, arrivé sans y être invité, contraste avec la capacité de Socrate à boire avec excès tout en restant maître de lui-même et sans souffrir de la gueule de bois.

Les fidèles de Dionysos, dieu grec du vin, prônaient quant à eux l’ivresse comme moyen d’atteindre un état de transcendance. Ainsi, dans un recueil d’hymnes de la Grèce antique adressés à différentes divinités et attribués au poète mythique Orphée, l’Hymne orphique 29 invoque Dionysos pour qu’il accorde au fidèle « sa bienveillance ».

Les Grecs et les Romains considéraient........

© The Conversation