Xenia Fedorova, ou comment la propagande russe retourne notre esprit critique contre nous‑mêmes
En juillet 2026, l’ex-patronne russe de la chaîne RT France et chroniqueuse des médias du groupe Bolloré, Xenia Fedorova, a été visée par un arrêté d’expulsion du territoire français.
En juillet 2026, l’ex-patronne russe de la chaîne RT France et chroniqueuse des médias du groupe Bolloré, Xenia Fedorova, a été visée par un arrêté d’expulsion du territoire français.
Accusée de colporter la propagande du Kremlin, elle contre-attaque en se présentant comme la victime d’une « pensée unique » diffusée par les médias dominants dans les pays occidentaux.
Accusée de colporter la propagande du Kremlin, elle contre-attaque en se présentant comme la victime d’une « pensée unique » diffusée par les médias dominants dans les pays occidentaux.
Elle emploie ainsi un mécanisme rhétorique et cognitif habile : au lieu de chercher à nous convaincre, il s’agit de retourner nos propres réflexes d’esprit critique et de méfiance contre les sources « officielles ».
Elle emploie ainsi un mécanisme rhétorique et cognitif habile : au lieu de chercher à nous convaincre, il s’agit de retourner nos propres réflexes d’esprit critique et de méfiance contre les sources « officielles ».
Ancienne directrice de la branche francophone du réseau Russia Today (RT) jusqu’à l’interdiction de ce média d’État russe par l’Union européenne après l’invasion russe de l’Ukraine de 2022, Xenia Fedorova avait retrouvé, début 2025, une tribune de choix dans les médias du groupe Bolloré : CNews, Europe 1, le JDNews. Elle y défendait régulièrement les positions du Kremlin sur la guerre en Ukraine, jusqu’à minimiser voire nier l’invasion russe ou relativiser l’enlèvement d’enfants ukrainiens documenté par la presse internationale.
Fin juillet 2026, Fedorova a fait l’objet d’un mandat d’expulsion, après que le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez l’a accusée d’être « un relais des campagnes de désinformation pilotées par les autorités russes » tandis que le ministre de l’Europe et des affaires étrangères Jean-Noël Barrot l’a taxée de........
