J'ai lu l'autobiographie de Didier Barbelivien et j'y cherche encore les femmes
J'ai lu l'autobiographie de Didier Barbelivien et j'y cherche encore les femmes
Présentes au second plan en tant qu'amoureuses, conquêtes ou groupies, elles sont en revanche mise de côté (au profit de sales types) dès qu'il s'agit de parler musique et showbiz.
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Au sein de la population française, existe-t-il des personnes âgées de moins de 35 ans sachant qui est Didier Barbelivien? C'est la première question que je me suis posée en tombant dans une solderie sur Pleure pas nostalgie, livre de mémoires de cet auteur-compositeur ayant travaillé avec Johnny Hallyday, Claude François, Julien Clerc ou Michel Sardou –jamais pour leurs plus grands tubes, certes.
Parmi les plus grands succès de celui qui affirme avoir écrit plus de 2.500 chansons en un demi-siècle, se trouvent «On va s'aimer» et «Les sunlights des tropiques» (Gilbert Montagné), «Je te survivrai» (Jean-Pierre François), «Mademoiselle chante le blues» et «Mon mec à moi» (Patricia Kaas), «Il tape sur des bambous» (Philippe Lavil), «Le mendiant de l'amour» (Enrico Macias), «Est-ce que tu viens pour les vacances?» (David & Jonathan), «L'été sera chaud» (Éric Charden). Les amateurs de variété française ne peuvent pas le nier: voilà un très joli tableau de chasse.
Si Didier Barbelivien n'est pas si célèbre (en tout cas pour les plus jeunes d'entre nous), c'est principalement parce qu'à un ou deux titres près («À toutes les filles…» et «Il faut laisser le temps au temps», deux duos avec Félix Gray), les chansons qu'il a lui-même interprétées n'ont pas rencontré un franc succès. Notre homme se révèle d'ailleurs assez humble à ce sujet, évoquant à plusieurs reprises les limites de son propre répertoire et expliquant qu'il se sent moins à l'aise derrière un micro que derrière un piano ou une plume.
De plume, il est justement question sur la couverture de Pleure pas nostalgie: ses teintes bleutées traversent l'image au premier plan tandis que l'auteur reste au second, en noir et blanc, à la limite du flou. L'image est à la fois un peu ridicule et en même temps assez représentative de l'image qu'on se fait du bonhomme dans les passages où il parle de son rapport à la chanson: un honnête artisan adorant multiplier les compositions et les faire interpréter, si possible, par des voix connues et reconnues.
«Je suis l'auteur génial qui a révélé Patricia Kaas au public français, et l'ignoble con qui a écrit les chansons de Karen Cheryl, écrit-il d'entrée. Je pense, moi, que ça ne mérite ni cet excès d'honneur ni cette indignité, je le pense depuis toujours, ce ne sont que des chansons, de petites choses légères qui te rentrent par une oreille, ressortent par une autre et qui, quelquefois, te laissent une trace d'émotion au milieu, à l'endroit d'un truc que tout un chacun appelle le cerveau, ce n'est pas plus grave que ça, de la musique et des mots, […] c'est à la fois tout simple et très compliqué.»
Le déséquilibre total du livre ne s'explique pas. Ou........
