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À Buenos Aires, les dernières Mères de la place de Mai continuent leur combat, 49 ans après leur première marche

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17.09.2026

À Buenos Aires, les dernières Mères de la place de Mai continuent leur combat, 49 ans après leur première marche

[Épisode 1/3] Chaque jeudi depuis 49 ans, elles marchent pour obtenir des réponses quant au sort de leurs enfants disparus sous la dictature. Elles ne sont plus que cinq. Une nouvelle génération doit prendre le relais, mais sous la présidence de Javier Milei, la mémoire est devenue un terrain de bataille.

Temps de lecture: 5 minutes

17 septembre 2026 à 6h55 – Édité par Manon Michel

Le ciel est gris. Il est quinze heures sur la place de Mai à Buenos Aires. Une trentaine de personnes attendent devant la Casa Rosada, le siège du pouvoir argentin. Certains s'embrassent, d'autres montent un stand où sont disposés des livres, colliers ou encore porte-clés destinés à récolter des dons pour l'association. Comme chaque jeudi depuis 49 ans, une ronde est organisée sur la place. À l'origine de ce mouvement, des mères à qui l'on a arraché un enfant pendant la dictature de la junte militaire en Argentine. De 1976 à 1983, ce sont 30.000 personnes qui ont été enlevées, torturées, assassinées.

Ces victimes ont laissé derrière elles des familles et surtout des mères qui exigent encore la vérité sur le sort de leurs enfants disparus. Malgré les risques, elles ont commencé à se rassembler et à manifester chaque semaine sur la place, et ce dès 1977. Elles se retrouvent en face du palais présidentiel, alors encore aux mains des tortionnaires de leurs enfants. Interdites de stationner et de rester statiques, elles ont alors commencé à marcher. Au fil des années, elles ont constitué une organisation aujourd'hui reconnue mondialement: les Mères de la place de Mai. Seules cinq d'entre elles sont........

© Slate