S'il y a bien un truc pire que le wokisme pour les masculinistes américains, c'est la guerre en Iran
S'il y a bien un truc pire que le wokisme pour les masculinistes américains, c'est la guerre en Iran
François Montcorbier – 1er avril 2026 à 21h55
Chez les jeunes hommes anti-woke et anti-système, l'intervention militaire apparaît comme une trahison majeure de la part de Donald Trump, révélant l'écart entre les discours de campagne et la réalité du pouvoir.
Temps de lecture: 3 minutes - Repéré sur The Atlantic
«Vous aussi, vous avez une angoisse existentielle à propos de la guerre?» demande le podcasteur américain Andrew Schulz dans son programme, Flagrant. Quelques minutes plus tard, le comique surenchérit: «Les Américains ne peuvent même pas se payer une putain d'assurance santé. Ils s'en foutent de ce qui se passe en Iran.» Les faucons réclamaient cette guerre «depuis des années», ajoute-t-il, et avec Donald Trump, «ils ont trouvé un mec assez con pour la faire».
Andrew Schulz a pourtant voté pour Donald Trump en 2024, après l'avoir invité dans son émission, au grand dam d'une partie de son public progressiste. À 42 ans, il n'a jamais été vraiment considéré comme appartenant à la ligne dure MAGA, ni même clairement républicain, mais il incarne un bloc non négligeable d'électeurs masculins peu idéologues, obsédés par la liberté d'expression et séduits par les figures perçues comme anti-système et anti‑woke. Joe Rogan, Theo Von, Tim Dillon ou Dave Smith évoluent dans cette même galaxie de podcasteurs‑humoristes, dont l'influence a compté dans le retour de Donald Trump à la Maison‑Blanche, résume un article de The Atlantic.
Depuis novembre 2024, toutefois, le vent a tourné. Andrew Schulz et nombre de ses pairs plus ou moins proches de la «manosphère» ont le sentiment d'avoir été floués par le président qu'ils ont contribué à réélire. Les premières fissures apparaissent avec la........
