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Suiveuses de guerre: qui étaient les femmes qui peuplaient l'armée avant qu'elle ne devienne exclusivement masculine?

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04.09.2026

Suiveuses de guerre: qui étaient les femmes qui peuplaient l'armée avant qu'elle ne devienne exclusivement masculine?

Loin de l'image d'un univers exclusivement masculin, les armées européennes ont longtemps été accompagnées par de nombreuses femmes. Une présence qui n'allait pas sans poser de soucis d'ordre logistique, mais aussi disciplinaire et sanitaire.

Temps de lecture: 5 minutes

4 septembre 2026 à 6h55 – Édité par Manon Michel

Au-delà des quelques femmes qui se travestissaient pour combattre, cantinières, vivandières et blanchisseuses sont restées indispensables à la bonne tenue des rangs jusqu'au début du XIXe siècle.

Les rôles et activités de ces «suiveuses de guerre» qui accompagnent les armées de l'Ancien Régime à l'Empire, selon la dénomination que leur donne l'historienne Marion Trévisi, sont divers et variés. Les armées leur permettent de gagner leur vie, comme cantinières ou vivandières fournissant nourriture, boisson et tabac aux soldats, comme blanchisseuses ou encore comme prostituées. Nombre d'entre elles sont des épouses ou concubines de soldats ou d'officiers.

Une importante présence féminine aux armées

Des catégories aux frontières bien poreuses en réalité, car beaucoup vont de conjoint en conjoint d'une campagne à l'autre, échangeant une forme de service sexuel contre une protection. Ces binômes d'intérêt sont fréquents, au vu de la précarité de la vie aux armées. Il n'est pas rare qu'une prostituée passe provisoirement sous la protection d'un homme, ou que des vivandières se prostituent.

Ainsi en va-t-il du personnage fictif de la vagabonde Courage, dans le roman éponyme de Grimmelshausen. Elle qui, comme de nombreuses autres femmes, rejoint les armées pour survivre quand sa ville est détruite par la guerre, en 1621, s'attache à un capitaine aussi beau que protecteur. Quand celui-ci meurt –un risque omniprésent chez les militaires–, elle recourt à la prostitution, avant de trouver un autre protecteur, et ainsi de suite.

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Beaucoup de suiveuses sont donc originaires de régions frontalières, régulièrement touchées par la guerre, comme dans le........

© Slate