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«Je ne veux pas d’une police anti-immigration comme Ice en France»

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14.03.2026

« Je ne veux pas d’une police anti-immigration comme Ice en France »

Plusieurs milliers de manifestants ont défilé contre le racisme, le fascisme, les violences policières et la guerre, samedi après-midi dans les rues de Paris. Mais à la veille d’un scrutin municipal, la situation internationale était aussi au cœur des préoccupations dans le cortège.

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D’unD’un groupe de manifestant·es à l’autre, on sent de la colère, de la gravité, mais aussi une certaine angoisse, en parcourant ce cortège bigarré, samedi 14 mars à Paris. La « Marche des solidarités », organisée par quelque 360 organisations dans une centaine de villes françaises, a cristallisé les préoccupations antiracistes, antifascistes, pacifistes, et contre les violences policières que suscite l’actualité du moment. Dans la capitale, plusieurs milliers de personnes ont défilé entre les places de la Nation et de la République, entre averses et rayons de soleil, à la veille d‘élections municipales bien peu évoquées dans le cortège.

L’actualité internationale semble même avoir joué un rôle important dans le choix de venir battre le pavé parisien ce samedi. Margaux, 38 ans, marche en tenant la main de sa petite fille, qui brandit fièrement une pancarte arborant la colombe de la paix. « Je suis venue là surtout par rapport à ce qui se passe au Moyen-Orient, c’est un conflit qui engage le monde entier », explique cette artiste. « J’ai des attaches au Liban, où j’ai vécu. Une partie de la population est déplacée de force, les bombardements se déroulent dans une impunité totale. Avec ce qui se passe à Gaza, c’est la porte ouverte à tout, sauf s’il y a un sursaut des peuples. »

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Dans la manifestation, les collectifs respectivement opposés à la guerre en Iran et en Palestine ont mobilisé du monde, à grand renfort de drapeaux, banderoles et slogans pacifistes. Nariman, 38 ans, Iranien, se tient toutefois soigneusement à l’écart des soutiens du régime iranien qui défilent en revendiquant le droit du pays à se défendre. « Je suis ici surtout par solidarité avec les minorités, et pour la lutte contre le racisme », explique le jeune linguiste. « La situation en Iran me touche évidemment beaucoup, mais je suis contre les islamistes fascistes »,........

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