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Le prochain Premier ministre britannique peut-il changer son pays et l'Europe ?

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02.06.2026

Le Brexit est la pire décision prise par le Royaume-Uni depuis cinquante ans. Censé réparer quarante ans de déchirures internes entre les ailes pro et anti-européenne du Parti conservateur, le référendum du 23 juin 2016 sur la sortie de l'Union a non seulement affaibli le pays sur le plan économique (commerce avec l'UE handicapé par des droits de douane, augmentation des taux des emprunts obligataires britanniques…), mais il l'a aussi livré à une instabilité politique chronique : douze Premiers ministres se sont succédé entre 1945 et 2015, contre six entre 2016 et 2026… et bientôt un septième.

En effet, depuis les élections locales du 7 mai qui ont vu le Parti travailliste perdre 60 % de ses conseillers locaux, les jours de Keir Starmer à Downing Street sont comptés. Or, pour qu'une élection interne à la direction du parti ait lieu, il faut que trois conditions soient réunies. Les prétendants doivent être députés du Parlement, ils doivent compter sur le soutien d'au moins 20 % des députés du parti (81 sur 403) et obtenir au moins 5 % des circonscriptions locales. Si Starmer a perdu la confiance d'une partie significative de son cabinet et de ses « Backbenchers », le problème de sa succession est compliqué par le fait que le favori pour le remplacer n'est pas député. C'est là qu'intervient Makerfield, une circonscription située dans le Grand Manchester.

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Le 14 mai, Josh Simons, le député travailliste de Makerfield, a démissionné, déclenchant une élection partielle prévue le 18 juin. Le candidat du Labour sera Andy Burnham, maire du Grand-Manchester depuis 2017 et favori parmi les prétendants (Wes Streeting, Angela Rayner, Ed Miliband…) pour succéder à Keir Starmer. Si Burnham gagne, il deviendra député. Il remplira probablement les conditions nécessaires au « Leadership Challenge » et gagnera face aux autres candidats, quels qu'ils soient. Il deviendrait alors le nouveau Premier ministre, le septième en dix ans.

Burnham incarne une forme d'authenticité

En dépit de son image « anti-establishment », Burnham est loin d'être un novice dans les couloirs de Westminster. « Junior Minister » sous Tony Blair, membre du........

© Marianne