Natacha Polony : "Ce que ce scrutin nous dit de l’état de la France"
Ils ont tous gagné. Les soirées électorales ont ceci de déprimant qu’elles amplifient jusqu’à la caricature les travers les plus sordides de l’affrontement politique : mauvaise foi, arrogance, réflexe partisan, déconnexion totale avec les intérêts des citoyens. Ce second tour des élections municipales 2026 aura d’autant moins dérogé à la règle qu’il a ouvert instantanément sur la bataille de 2027. Pas seulement parce que les chaînes de télévision ont dégainé dans la foulée des sondages qui, par définition, se fondent sur une liste de postulants parfaitement arbitraire (Pourquoi Raphaël Glucksmann et pas François Hollande, qui visiblement y pense matin et soir ? Pourquoi Gabriel Attal, qui n’a pas encore formellement fait acte de candidature, et pas Dominique de Villepin ?).
