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"L’Histoire est en cours, et Ormuz en reste le pivot"

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07.07.2026

Versailles a beau avoir scellé la fin de 111 jours de conflit, le cœur battant de la géopolitique mondiale s’est déplacé à Ormuz. Pour Téhéran, le constat est sans appel : l’Iran estime avoir gagné la guerre et le détroit ne reviendra jamais à son statu quo ante. Géographiquement maître de la rive droite de cette artère où transite 20 % du pétrole mondial, le pouvoir iranien a transformé ce verrou en une ligne de souveraineté non négociable et en un outil de dissuasion monétisé, capable de générer des dizaines de milliards d’euros par an.

Pourtant, derrière la façade de la victoire, le camp iranien est traversé par de profondes lignes de fracture. D’un côté, les partisans d’une ligne dure rejettent viscéralement tout compromis avec Donald Trump, gravant dans le marbre le refus de pactiser avec le responsable de la mort de leur Guide et du général Soleimani. De l’autre, le bloc modéré, porté par Pezeshkian, Ghalibaf et Araghchi, pousse pour sanctuariser un accord dont les termes actuels restent, paradoxalement, à l’avantage de Téhéran.

L’ironie est que ce rapport de force découle de 2018. En sortant brutalement de l’accord de Vienne (JCPOA), Donald Trump pensait asphyxier l’Iran. La réplique........

© Marianne