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Quand l’abondance fait sens, par Luc Le Vaillant

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tuesday

Il faut se féliciter que surgisse une idée dont l’intitulé trépane la mélancolie à l’heure des crises économiques vécues comme des névroses. Il faut se réjouir quand des dénominations emportent l’imagination même si l’on est bien conscient que la part de rêverie balaie allègrement la rationalité à laquelle il sera toujours temps de se confronter. Il faut applaudir quand des slogans tombent de la lune et exaltent un programme politique encore dans les langes.

L’abondance est de ces concepts rieurs, aux bonnes joues rubicondes, aux manières paisibles et satisfaites, au caractère agréable et débonnaire. Elle est la jeune sœur américaine des «Jours heureux» du Conseil national de la Résistance. Elle est l’héritière du «Changer la vie» emprunté par Mitterrand à Rimbaud. Elle est la continuatrice sécularisée et délurée, agile et horizontale d’un Etat-providence qui avait la croyance sociale égalitariste et déversait la manne depuis là-haut, en puissance supérieure, dispensatrice de bienfaits.

«Abondance» de Ezra Klein et de Derek Thompson : libérez, produisez

L’abondance définie. J’emprunte à une note de la Fondation Jean-Jaurès, la définition de cette proposition de deux journalistes et essayistes qui bousculent le parti démocrate d’outre-Atlantique et revivifient le débat interne aux gauches dépressives de par le monde.

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