Les dix ans d’En marche ou le terne bilan du macronisme
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Au début, au printemps 2016, il s’agissait de trouver une issue à cette impression plombante d’impuissance publique. Mais les macronistes naissants ont choisi comme nom pour leur mouvement, non pas un but à atteindre, comme le socialisme pour le PS, l’écologie pour les Verts ou le nationalisme pour le RN. Non, ils se sont choisi, pour secouer une société jugée sclérosée, un moyen de locomotion : «En marche». Pour aller où ? Aujourd’hui, dix ans après la fondation du mouvement d’Emmanuel Macron le 6 avril 2016, c’est l’impression du vide ou de l’inconstance idéologique et programmatique, donc une certaine forme de libéralisme par défaut, qui domine.
De la même façon, neuf ans plus tôt, en 2007, Nicolas Sarkozy s’était présenté devant les électeurs comme celui qui, par son énergie et sa capacité à briser les frontières classiques de la politique française, romprait avec l’immobilisme plan-plan chiraquien qualifié de «roi fainéant». Là encore, le succès de cette campagne était plus dû à une furieuse envie de mouvement qu’à un choix idéologique. Mais après cinq ans d’essoreuse sarkozienne et
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