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Iran : Trump joue la surenchère, le pire est à redouter

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Nous pensions avoir vu le pire de Donald Trump mais chaque jour qui passe montre que le pire n’est pas encore atteint. L’Iran «tout entier pourrait être détruit en une seule nuit et ce pourrait être mardi soir», a annoncé le président américain lundi 6 avril au cours d’une conférence de presse hallucinante et hallucinée d’autocélébration sur le sauvetage – «Dieu était là pour nous protéger» – d’un pilote américain tombé en Iran.

Une fuite en avant vertigineuse qui ne fait plus aucun cas du peuple iranien et qui risque de braquer davantage encore le régime en place à Téhéran. Au stade où nous en sommes de cette guerre lancée sans préparation ni objectif, aucune des deux parties, l’américano-israélienne et l’iranienne, ne peut en effet caler, cela passerait pour une abdication côté iranien, un renoncement côté américano-israélien. Et dans le même temps une poursuite de la guerre risque d’être catastrophique pour Donald Trump qui semble de plus en plus perdre les pédales, pour la communauté internationale qui se voit menacée d’un grave choc pétrolier voire de bien pire, et pour l’Iran qui se verrait noyé sous une pluie de bombes et de missiles, régime et population confondus.

C’est dans ce contexte que plusieurs pays médiateurs – Pakistan, Turquie et Egypte – ont désespérément tenté de proposer un plan pour mettre fin aux combats. Plan aussitôt refusé par l’Iran qui sent bien que le vent ne tourne pas en faveur de Trump et ses bordées d’injures quotidiennes. Le régime des mollahs – du moins de ce qu’il en reste – peut par ailleurs mettre en avant ses doutes sur la réalité d’un cessez-le-feu s’il est du même ordre que celui conclu par Israël à Gaza qui n’a quasi jamais été respecté. La situation est donc dans une impasse totale, Donald Trump en étant toujours à demander aux Iraniens de se soulever alors que ceux-ci sont tétanisés par les bombes israélo-américaines et la cruauté d’un régime qui n’a plus rien à perdre. Et le monde en est réduit à assister, impuissant, à cette course vers l’abîme.

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