De CNews au service public : Nathan Devers, le philosophe bien aimé
Le «vous» adressé à Nathan Devers, d’abord par politesse, résonne vite comme un pluriel. Car il y a Nathan Naccache, à la ville, et Devers, l’alias public et nom de plume. Puis ses avatars : le docteur en philosophie, le romancier, l’essayiste, l’intervenant sur C ce soir (France 5), le débatteur du Pour et le Contre (France Info), le producteur de Sans préjuger (France Culture), le chroniqueur au Parisien, l’éditeur de la Règle du jeu (la revue de Bernard-Henri Lévy)… Sans parler de sa manie, bougeotte de l’esprit, de sortir de lui-même pour se dégourdir les mirettes et faire le tour des points de vue.
Alors, que ce soit chez Gallimard lors du premier entretien, au café rue du Bac (Paris, VIIe) à côté de chez son éditeur, pour le second, ou sur WhatsApp, on continue à dire «vous», histoire de garder une distance professionnelle, et de s’adresser à toutes les versions du garçon : le normalien, l’ex-chroniqueur sur CNews, l’admirateur de Heidegger, l’ex-futur rabbin, le mari, le clopeur, le buveur de chablis… 28 ans, une affabilité désarçonnante, un air d’enfant centenaire - après s’être plongé dans la Bible et le Talmud tel Obélix dans le chaudron.
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