Byung-chul Han, philosophe : «Dans nos sociétés, chacun pratique le culte divin du moi»
La plume de Byung-chul Han est comme un sismographe : ses mouvements retranscrivent les vibrations du monde. Il attend donc la nuit pour travailler, quand cessent les bruits parasites. «Je vis à rebrousse-poil. Quand les gens travaillent, je dors. Quand ils dorment, je travaille», s’amuse cet homme de 67 ans, allure d’artiste ou de chef Sioux, chevelure noire, catogan, regard perçant. Depuis vingt ans, il refuse les entretiens audiovisuels ; accepte parfois de parler........
