«Abondance» de Ezra Klein et de Derek Thompson : libérez, produisez
Une brise d’optimisme agite la gauche américaine, sous la forme d’une question provocatrice : «Et si on recommençait à penser au futur avec optimisme ?». Le pavé a été jeté dans la mare par le chroniqueur du New York Times Ezra Klein et le journaliste à The Atlantic Derek Thompson, dans le livre Abondance (paru chez Arpa, traduit de l’anglais, Etats-Unis, par Marguerite Catala). Avec une thèse simple : à force de trop réguler, la gauche est devenue incapable de créer de la richesse ; il est temps de débrider l’innovation. Le livre, publié il y a un an aux Etats-Unis, y a déclenché, une petite «guerre civile» observe New York Magazine, entre les «abondance-bros» et les «Bernie-bros».
D’un côté, il a immédiatement été placé sur la liste des best-sellers du New York Times, et consigné par Barack Obama dans sa très prescriptrice liste de lectures de l’été ; de l’autre, il a été copieusement dézingué par des figures marquées plus à gauche comme Bernie Sanders et Alexandria Ocasio-Cortez.
En France, le livre est sorti courant mars et Ezra Klein a enchaîné la matinale de France Culture avec la une du Monde, où il a pu vilipender «l’allergie à l’optimisme de nombreux progressistes», le tout accompagné d’une longue
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