10 mythes sur la gestion de l’offre auxquels il faut cesser de croire
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EXPERT INVITÉ. Tout à coup, tout le monde — et sa grand-mère — semble être devenu expert en gestion de l’offre. Cette attention nouvelle est néanmoins salutaire. Les Canadiens commencent enfin à examiner les avantages, les coûts et les contradictions d’un système complexe qui touche près du quart de l’économie agricole du pays.
Il y a une génération, peu de gens osaient critiquer ouvertement la gestion de l’offre. Ceux qui le faisaient s’exposaient à de vives attaques, tandis que le lobby laitier déployait un budget national de marketing avoisinant les 200 millions de dollars par année. Bref, pendant longtemps, remettre en question la gestion de l’offre était presque tabou. Les médias sociaux ont changé la donne. Les consommateurs peuvent maintenant voir du lait être jeté, comparer les prix canadiens avec ceux d’autres pays et se demander pourquoi Ottawa indemnise continuellement une industrie pourtant protégée.
Les producteurs laitiers ne sont pas le problème. Ils agissent rationnellement à l’intérieur de règles établies par les gouvernements et administrées par des fédérations de producteurs qui politisent trop souvent le débat. Autour de ces règles se sont construits plusieurs mythes tenaces.
En voici dix auxquels les Canadiens doivent cesser de croire.
1. Les producteurs laitiers sont pauvres et exploitent tous de petites fermes
Les producteurs peuvent manquer de liquidités, mais ils possèdent généralement des actifs considérables. En tenant compte des terres, des bâtiments, du bétail, de la machinerie et des quotas, plusieurs exploitations valent plus de six millions de dollars.
Le véritable problème est que cette inflation de la valeur des actifs rend l’entrée dans le secteur presque impossible sans patrimoine familial important ou endettement considérable. Et non, toutes les fermes laitières ne sont pas petites.........
