Iran: le calme des marchés face à un risque énergétique majeur
EXPERT INVITÉ. La guerre en Iran domine l’actualité financière depuis qu’elle a éclaté fin février. Et pour cause : la hausse de plus de 50% du prix du baril de pétrole qui découle de la fermeture du détroit d’Ormuz pourrait bien amener l’économie mondiale en récession.
Parce qu’il ne faut pas se faire d’illusion: sur le plan économique, le conflit agit comme un choc négatif d’offre (hausse des coûts de l’énergie, freinant la capacité de production à l’échelle mondiale de biens de consommation, de services et de produits intermédiaires). Ceci se traduit par de nouvelles pressions inflationnistes, et un ralentissement de la croissance économique, dont l’envergure sera déterminée par la sévérité du conflit.
Mais les marchés sont curieusement assez calmes. Au moment d’écrire ces lignes, l’indice boursier américain S&P 500 était à peine en deçà de son sommet récent, tout comme l’indice canadien S&P/TSX. Le recul est un peu plus prononcé dans les marchés européens et asiatiques, mais à peine. Incohérence? Non, il faut simplement comprendre que les marchés ne sont que des machines à escompter les probabilités liées à un éventail de scénarios.
Les marchés anticipent une désescalade
Le regard des marchés n’est pas fixé sur la situation actuelle, mais bien sur la manière dont elle évolue. Après six semaines de combats, l’annonce d’un cessez-le-feu et de pourparlers à haut niveau entre Iraniens et Américains laisse croire à une........
