Cellulaire à l’école: le coup d’éclat politique de Drainville désavoué par la science
GECKONOMIE. À l’approche des élections générales du 5 octobre, le gouvernement sortant s’apprête à remettre son bilan entre les mains des électeurs.
Après huit ans au pouvoir, la Coalition avenir Québec (CAQ) laisse derrière elle une série de choix qui ont profondément marqué l’économie québécoise et le quotidien des Québécois: fiasco de la filière batterie, réduction des seuils d’immigration, création de Santé Québec, loi 21 sur la laïcité de l’État, loi 96 sur la langue française, etc.
Le moment est venu de prendre un pas de recul et de dresser le bilan de la politique menée par ce gouvernement. Quels ont été ses grandes orientations, ses réussites, ses échecs? Et surtout, quelles traces ces choix laisseront-ils sur les Québécois alors que les électeurs s’apprêtent à choisir la prochaine équipe au pouvoir?
Pour s’en faire une petite idée, prenons un cas précis et exemplaire qui, loin d’être anecdotique, est véritablement symbolique: l’interdiction du cellulaire à l’école.
Le 1er mai 2025, Bernard Drainville, alors ministre de l’Éducation, annonçait en grande pompe l’interdiction complète des cellulaires, des écouteurs et de tout autre appareil mobile personnel dans l’ensemble des écoles publiques et privées du Québec. Et ce, «du début à la fin des cours, y compris pendant les pauses et l’heure du dîner». Présentée comme la suite logique de l’interdiction en classe en vigueur depuis janvier 2024, cette mesure politique visait avant tout à contrer «la montée des gestes de violence et d’intimidation».
«On le sait, avait lancé, catégorique, le ministre lors de l’annonce officielle de l’interdiction, le........
