Défense et durabilité: l’équation que les entreprises ne peuvent plus ignorer
EXPERTE INVITÉE. Le secteur de la défense est-il compatible avec le développement durable? La question peut surprendre. Elle est pourtant au cœur des débats les plus stratégiques de 2026.
À l’heure où les budgets de défense explosent à l’échelle mondiale et où le Québec se positionne pour capter une part de cette manne, les entreprises qui hésitent à intégrer les critères ESG dans leur stratégie de croissance risquent de rater le train en marche.
Une fenêtre d’opportunité historique
Le contexte géopolitique a tout changé. En février dernier, le premier ministre Carney lançait la première stratégie industrielle de défense du Canada, avec l’ambition de porter les investissements militaires à 2% du PIB, soit environ 63 milliards de dollars (G$), puis à 5% d’ici 2035. Ce n’est pas une cible abstraite: c’est une commande ferme adressée à l’industrie canadienne.
Pour le Québec, le signal est clair. En avril, lors du forum innovation aérospatiale international d’Aéro Montréal, le gouvernement fédéral annonçait 4,5 millions de dollars (M$) de financement afin de préparer les PME locales à intégrer les chaînes d’approvisionnement nationales et internationales en défense. Un mois plus tôt, c’était plus de 33 M$ qui avaient été injectés dans l’écosystème québécois à travers l’initiative régionale d’investissement dans la défense.
Le message est sans équivoque: le marché de la défense est ouvert aux PME. Mais à quelles........
