Votre entreprise utilise l’IA comme un stagiaire. C’est pour ça que ça ne marche pas.
Un texte de Fayçal Hajji, fondateur de l’agence The Un Known
LES IDÉES DES AFFAIRES. Si l’IA ne change rien chez vous, c’est normal. Et vous n’êtes pas seuls. Pour l’instant.
Le scénario se répète à chaque rencontre: un courriel part chez un client. Dedans, une statistique précise, citée avec assurance. Le client la reprend dans une présentation interne.
Trois jours plus tard, il rappelle, agacé: la statitique n’existe nulle part. Personne ne sait d’où elle vient. Au bout du fil, quelqu’un finit par dire: «C’est ChatGPT qui l’a sortie.» Personne ne l’avait vérifiée. C’est devenu le scénario type. Une question posée à l’IA, une réponse copiée, envoyée, présentée comme si la sortie d’un modèle était une source en soi.
Pas de vérification. Pas de validation. Pas de retour aux sources. Et quand l’erreur sort, ce n’est plus une erreur de l’intelligence artificielle (IA). C’est une erreur de l’entreprise. Le problème n’est pas que l’IA se trompe. C’est que vous avez décidé de lui faire confiance sans système.
Je ne le dis pas toujours, mais je le pense: c’est l’équivalent de donner un projet à un stagiaire sans contexte, sans brief, sans suivi. L’IA livre ce qu’on construit autour d’elle. Et dans la majorité des cas, rien n’a encore été construit.
Je dirige une agence où plus de 40 automatisations tournent chaque jour, que ce soit........
