Emplois saisonniers: du volume de candidatures à la réalité logistique
Un texte de Stepan Armand, directeur des ventes sénior chez Indeed
LES IDÉES DES AFFAIRES. Alors que la saison estivale bat son plein, au Québec, les gestionnaires et les équipes RH naviguent actuellement dans un paradoxe frappant. D’un côté, les manchettes économiques et les discours du terrain évoquent une pénurie de main-d’œuvre saisonnière criante, attribuant souvent le manque de bras à un désintérêt de la relève pour le travail en région. De l’autre, sur le terrain, pourvoir ces postes de pointe demeure un véritable casse-tête, alors même que l’intérêt pour l’emploi ne faiblit pas.
Les données publiées par l’Indeed Hiring Lab Canada à l’aube de la saison illustrent bien cette contradiction. On y observe que le bassin de candidats actifs et les volumes de recherche pour les contrats d’été sont demeurés remarquablement stables par rapport aux années précédentes. L’intention de travailler est bien réelle chez les jeunes. Comment expliquer alors que les postes vacants se multiplient dans les zones touristiques et agricoles? En partie par une baisse de l’accessibilité économique du déplacement. Pour les employeurs, la réalité est toutefois claire: le défi n’est plus une question de quantité de main-d’œuvre ou de volonté, mais bien d’adéquation entre la rémunération offerte et le coût réel de........
