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Antoine Lavoie veut rendre le Web3 crédible

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28.09.2026

EXPERT INVITÉ. Antoine Lavoie est en troisième année de mathématiques pures et appliquées à l’Université Concordia. Il est également fondateur et PDG d’Arkhive, une entreprise Web3 montréalaise qui a lancé son jeton sur la chaîne de blocs Solana le 26 août.

Cette combinaison — un cursus universitaire complet et une entreprise levant des fonds institutionnels — est de moins en moins rare chez les fondateurs présentés dans cette série. Mais ce qui m’a le plus frappé chez Antoine Lavoie, ce n’est pas son âge. C’est plutôt la manière dont il s’efforce délibérément de privilégier la structure à la réputation, que ce soit dans son produit, sa structure de capital ou son propre style de leadership.

D’un studio familial à une start-up de chaînes de blocs

Antoine Lavoie a grandi à Montréal. Fils de la photographe primée Heidi Hollinger, il a cofondé à 17 ans Honeyïce, une société de production travaillant avec des musiciens et des artistes visuels à Montréal, La Havane et Miami, avec son frère aîné, le musicien et producteur Rondo Banks. Le vaste réseau de contacts de sa mère dans le milieu artistique a constitué un atout précieux pour le lancement de l’entreprise.

C’est cette expérience au sein de l’économie créative, en observant des artistes indépendants lutter pour se faire connaître et gagner en liquidités, qui a orienté Antoine Lavoie vers la chaîne de blocs.

«J’ai l’impression que le secteur créatif est l’un des secteurs les moins développés du Web3», déclare Lavoie.

La «tokenisation» des actifs du monde réel s’était déjà implantée sur les marchés financiers et dans l’immobilier. Il pensait que le secteur créatif devrait être la prochaine étape.

Il faut toutefois traduire un peu cette explication. Le terme Web3 désigne une nouvelle génération d’applications internet basées sur la chaîne de blocs, la même technologie de registre distribué que celle utilisée pour le Bitcoin, qui permettent aux particuliers d’effectuer des transactions directement entre eux, sans intermédiaire bancaire ou de plateforme.

Antoine Lavoie soutient que la plupart des gens en dehors du secteur, et notamment les générations plus âgées, confondent la technologie et la monnaie.

«C’est le fait que [certains] considèrent la crypto comme un simple moyen d’échanger de la monnaie ou de la valeur monétaire… ils passent à côté du concept d’une véritable plateforme Web3 ou d’une solution basée sur la chaîne de blocs», dit-il.

Reconstruire la réputation du jeton non fongible (NFT)

Arkhive permet à un créateur — artiste, musicien, voire musée — de vendre un droit sur des revenus futurs ou un bien physique sous........

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