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Menace climatique: nous devons nous mobiliser comme pour le secteur de la défense

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31.07.2026

ANALYSE GÉOPOLITIQUE. L’effondrement de l’ordre de l’après-guerre, les menaces d’annexion et l’intimidation économique des États-Unis ont convaincu le Canada d’investir massivement dans sa défense. Si la tendance se maintient, ces dépenses passeront de 2% à 5% du PIB d’ici 2035, un niveau inégalé depuis la Guerre de Corée. C’est dire le sentiment d’urgence qui anime Ottawa et l’industrie face aux menaces géopolitiques. Nous devons nous mobiliser autant, sinon plus, pour combattre la crise écologique qui est encore plus menaçante et dangereuse.

Mais commençons par quelques statistiques pour comprendre l’ampleur de l’augmentation massive à venir des dépenses militaires au Canada d’ici une dizaine d’années. En 1950, soit cinq après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, les dépenses en défense du pays représentaient 2,4% du PIB canadien, soit sensiblement le même niveau qu’aujourd’hui, selon un rapport de la Chambre des communes.

Or, en 1953, dans la troisième année de la Guerre de Corée (le Canada y a participé aux côtés de pays comme les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, la Turquie et l’Australie), nos dépenses militaires ont atteint 7,4% du PIB.

Elles sont descendues sous la barre des 5%, en 1958, pour atteindre 4,9%.

2% du PIB dans l’armée avant la chute du mur de Berlin

Nos dépenses militaires n’ont jamais repassé le seuil des 5% jusqu’à la fin de guerre froide, au tournant des années 1990. En 1988, un an avant la chute du mur de Berlin, en 1989, le Canada consacrait 2% de son PIB à sa défense.

Comme aujourd’hui,........

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