Un legs coûteux pour les Québécois
EXPERT INVITÉ. Après huit ans passés au pouvoir – et donc huit budgets déposés –, il est indéniable que le gouvernement Legault a laissé sa marque sur le Québec. Du point de vue des finances publiques, il s’agit d’une marque à l’encre rouge.
On n’a qu’à penser à la croissance fulgurante de l’interventionnisme étatique et à l’avènement des mégasubventions avec des projets tels que celui de Northvolt. Si les Québécois en ont épongé les pertes, les bénéfices, eux, sont beaucoup plus incertains.
Plus préoccupants encore que la somme des dépenses, cependant, sont le retour et la normalisation des déficits.
Au cours des huit dernières années, les décisions du gouvernement Legault nous ont fait passer d’un surplus budgétaire de 4,8G$ à une série de déficits record que le gouvernement espère résorber d’ici 2030, si tout va bien.
Par le fait même, la dette du Québec a crû. D’une dette brute de 199,1G$ lorsque le gouvernement Couillard a quitté, le gouvernement Legault aura fait croître le solde de notre carte de crédit collective jusqu’à atteindre 290G$ à la fin de cet exercice financier.
Cette croissance rapide de la dette n’est pas sans effet.
D’abord, elle se répercute dans les dépenses publiques, année........
