Milgram et la «banalité du mâle»: déconstruire le mythe de l’obéissance
Dans Le Courrier du 18 mars, le sociologue Lucien Delley rappelle de manière fort convaincante que le masculin générique n’est pas neutre1>«La banalité du mâle», chronique Vivre sa ville du Laboratoire de sociologie urbaine (LaSUR), EPFL. jQuery('#footnote_plugin_tooltip_4554816_1_1').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_4554816_1_1', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top right', relative: true, offset: [10, 10], });. La langue cadrant le monde, il convient de relever l’intérêt des formulations inclusives à même de désamorcer un biais cognitif au service d’un ordre établi. La règle de la langue française qui veut que le masculin l’emporte sur le féminin naturalise un stéréotype de genre: elle en fait «un réflexe enseigné tôt à l’école et qui colle à la vie». Elle installe au quotidien la «banalité du mâle». En faisant référence à la «banalité du mal», Lucien Delley précise que cette expression, forgée par Hannah Arendt en 1963, «pointe un ressort puissant, que l’expérience de Milgram sur l’obéissance à l’autorité (1963) éclaire aussi: le pouvoir du conditionnement, des normes qui tournent en pilote automatique».
Bien qu’elle soit ici évoquée sans ambiguïté, la référence à........
