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Jeter la justice climatique avec l’eau du multilatéralisme

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16.03.2026

Le très commenté discours à Davos du premier ministre canadien Mark Carney a fait son petit effet parmi les élites climatiques en janvier dernier. «Bravo à Mark Carney pour avoir osé dire la vérité aux puissants et pour son courage!» s’est ainsi exclamée Sandrine Dixson-Decleve, l’ancienne présidente du Club de Rome. Christiana Figueres, l’ancienne secrétaire exécutive de la Convention onusienne sur le climat (CCNUCC) et autoproclamée «architecte» de l’Accord de Paris, a salué un discours «courageux» et historique. La canadienne Tzeporah Berman, du Fossil Fuel Non-Proliferation Treaty, a remercié Carney d’avoir «dit tout haut ce qui devait être dit». Aux oubliettes donc le fait qu’un certain Carney Mark enchaîne les mesures climaticides depuis son élection en avril dernier1>Voir ma chronique du 19 janvier 2026. jQuery('#footnote_plugin_tooltip_4547588_1_1').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_4547588_1_1', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top right', relative: true, offset: [10, 10], });. En quinze minutes à peine, Carney a retrouvé sa place au cœur de la jet-set climatique.

Ce 20 janvier 2026, sur la scène centrale du Forum économique mondial, Carney a acté la fin de l’ordre libéral fondé sur le multilatéralisme et le droit........

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