Cultiver la curiosité
Après la France, l’Angleterre. Les smartphones sont désormais bannis du lycée. Une interdiction qui, comme le confie au micro de France Culture Paul – 16 ans – depuis le lycée de Greenwich au sud de Londres, ne semble pas déranger outre-mesure: «Ce n’est pas comme si c’était la pire des choses au monde. Evidemment je préférerais avoir mon téléphone, mais ça te distrait un peu de ton environnement. Donc ne pas avoir ton téléphone, cela te permet en quelque sorte d’ouvrir les yeux et […] de vraiment profiter de tes amis, de ton environnement, plutôt que d’être la tête sur ton écran à envoyer des messages et tout.»
Voici un témoignage instructif, débordant le discours convenu sur les déficit et trouble de l’attention générés ou démultipliés par les écrans. Paul ne parle point de «capacité d’attention», n’évoque pas les types d’attention à la façon d’une ou d’un spécialiste des neurosciences. Il ne parle ni des cours ni des évaluations, ni même de l’impact de l’interdiction des écrans sur celles-ci, cette fois à la façon de son proviseur. Ce qu’il dit est beaucoup plus simple et bien plus prometteur: il dit que l’écran le distrait de son environnement et qu’une fois celui-là mis à........
