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Pas de casque pour l’Ukraine, pas d’armes pour les Etats-Unis

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Chaque dimanche, notre chroniqueur ausculte l'actualité politique suisse.

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Dans leur guerre «préventive» contre l’Iran, Donald Trump et Benyamin Netanyahou ont mis la neutralité suisse dans un foutu bourbier. Le Conseil fédéral, qui a toujours refusé jusqu’à l’envoi de casques et gilets pare-balles pour la population ukrainienne, ne pouvait décidément pas autoriser l’exportation de pièces détachées pour les avions de chasse américains. Alors que les Chambres fédérales ont refusé cette semaine un contre-projet à l’initiative de l’UDC «Sauvegarder la neutralité suisse», c’est la crédibilité de la politique de neutralité qui était en jeu. Avec des conséquences sur le sort de l’initiative de la droite nationaliste.

Au début de l’agression russe contre l’Ukraine, députés socialistes et évangéliques avaient interpellé le Conseil fédéral pour savoir s’il était disposé à autoriser l’exportation de gilets pare-balles et de casques pour les secouristes civils ukrainiens. Les autorités fédérales avaient refusé, arguant qu’il s’agissait là de matériel à double usage, pour la protection ou pour l’attaque. Quatre ans plus tard, le Conseil fédéral vient d’admettre que «les Etats-Unis et Israël dʼun côté, lʼIran de lʼautre, sont engagés dans une guerre. Les conditions dʼintensité et de durée des hostilités sont remplies. Le droit de la neutralité sʼapplique.» Peut-on refuser des moyens défensifs à une Ukraine agressée et accepter des ventes de matériel militaire au pays à l’origine d’un conflit d’une extrême violence?

Le Temps publie des chroniques, rédigées par des membres de la rédaction ou des personnes extérieures, ainsi que des opinions et tribunes, proposées à des personnalités ou sollicitées par elles. Ces textes reflètent le point de vue de leurs autrices et auteurs. Elles ne représentent nullement la position du média.


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