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Pâques, fête de la vie mais agonie de l’Iran

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05.04.2026

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Chaque dimanche, notre chroniqueur ausculte l'actualité politique suisse. Retrouvez toutes ses chroniques

Pessa’h, la fête de la liberté pour tous les juifs du monde. Pâques, la fête de la Résurrection pour les chrétiens. De longues excursions printanières pour les autres. Pâques 2026, le glas interminable du Liban sous les bombes. Norouz 2026, l’agonie sans fin de l’Iran qui dure depuis quarante-sept ans. Est-ce ainsi que les hommes vivent?

Du martyre du Liban, nous n’apprenons que par bribes; des immeubles qui s’effondrent sous les tirs de missiles, des familles refoulées du sud jusqu’à Beyrouth ou des ruines des villages. Mais de l’agonie de l’Iran, nous ne savons rien. Nous ne voyons que quelques cratères en noir et blanc, des images furtives de jeunes gens fuyant les balles, des vidéos promettant la victoire générées par l’intelligence artificielle. Et surtout des missiles, partout des missiles. De longues traînées dans le ciel, dans un nuage de fumée ou comme des feux d’artifice en pleine interception par la défense au sol. Toujours les mêmes images, et toujours uniquement des images. Un cyclone d’images où les frappes aériennes succèdent aux frappes aériennes. Mais d’une guerre sans êtres humains, sans soldats, sans victimes. Sans souffrances, sans compassion. Nous ne voyons que ce que la censure militaire veut bien nous laisser voir. Ou ce que l’IA compose pour nous.

Le Temps publie des chroniques, rédigées par des membres de la rédaction ou des personnes extérieures, ainsi que des opinions et tribunes, proposées à des personnalités ou sollicitées par elles. Ces textes reflètent le point de vue de leurs autrices et auteurs. Elles ne représentent nullement la position du média.


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