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L’ermite ornemental, un précurseur vivant du nain de jardin dans l’Angleterre du XVIIIe siècle

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Cabinet de curiosités

Expert de Rabelais et des cervelas-moutarde, notre chroniqueur nous plonge dans les plis de l'histoire culturelle.

Retrouvez ses chroniques.

Est-ce que parler à son nain de jardin présuppose une prise de psychotropes un peu trop appuyée? C’est à peu près certain – sauf dans l’Angleterre du XVIIIe siècle. A en croire en effet le magnifique English Eccentrics and Eccentricities publié par John Timbs à Londres en 1866, il n’était pas impossible, à l’époque des trois premiers George de la Maison de Hanovre, de croiser, dans le jardin de quelque propriété fortunée, des bonshommes barbus, vêtus de guenilles, et qui vous servaient le thé en philosophant.

Cette mode, éphémère et décidément très British, c’était celle de l’ermite ornemental – ou ermite de jardin (garden hermit chez Timbs) – et elle consistait à rémunérer un quidam pour qu’il vive un temps donné dans des conditions d’anachorète, généralement dans une maisonnette dont il s’extrayait plus ou moins régulièrement pour déambuler de-ci de-là. Une belle distraction pour les invités, innit?


© Le Temps