La chaleur tue. L’inaction politique aussi
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En avril 2024, la Cour européenne des droits de l’homme condamnait la Suisse pour son inaction face au changement climatique. Pour la première fois, une juridiction internationale rappelait qu’un État a l’obligation de protéger sa population contre les conséquences sanitaires du réchauffement climatique.
Deux ans plus tard, qu’a-t-on changé?
La Suisse s’apprête à vivre sa quatrième vague de chaleur en trois mois. Les records de température tombent les uns après les autres. Les personnes âgées meurent davantage. Les services d’urgence se remplissent. Les médecins voient affluer des patients déshydratés, épuisés, fragilisés par des maladies chroniques que la chaleur décompense. Pourtant, la réponse politique reste largement inchangée.
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La crise environnementale est devenue une crise de santé publique
Le constat scientifique, lui, ne souffre plus d’aucune contestation. Le changement climatique, provoqué par les activités humaines, est l’une des principales menaces sanitaires du XXIᵉ siècle. Nous n’avons plus affaire à une crise environnementale qui concernerait les générations futures. Nous faisons face à une crise de santé publique qui frappe aujourd’hui. La chaleur n’est d’ailleurs qu’une des........
