En dilettante – Qu’est-ce qu’il m’a manqué?
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Le sport est de plus en plus un spectacle que des professionnels exercent pour des spectateurs de moins en moins pratiquants. Cette chronique a pour but de réhabiliter la pratique en amateur, laquelle partage un socle commun avec le monde du professionnalisme, dont elle donne d’utiles et sages clés de lecture.
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Pas de match cette semaine mais deux entraînements, dont celui de jeudi où je suis arrivé en me promettant d’attaquer mon adversaire, ballon au pied, du côté de sa jambe d’appui, ce que les vrais dribbleurs font d’instinct, mais qui foire immanquablement dès lors que l’on se met à calculer son coup, les foulées et le tempo en pleine action. Mon activité professionnelle a ceci d’addictif qu’elle autorise, à capacités et motivation constantes, de s’améliorer jusqu’à la retraite. C’est une double impossibilité en football, à cause du déclin physique, et parce que certaines choses s’apprennent très jeune ou jamais. Il y a ceux qui infligent des petits ponts et ceux qui les subissent. J’ai fini par prendre mon parti d’appartenir à la catégorie de ceux à qui l’on lance, fier de son coup: «Hé, va t’acheter un filet, ciccioline!»
Je ne manque pas de qualités par ailleurs, et George Best aurait pu dire de moi à peu près ce qu’il disait de David Beckham: «Il n’a pas de dribble, pas de vitesse, pas de détente, un jeu de tête........
