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En dilettante – Le sport en odorama

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11.04.2026

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Le sport est de plus en plus un spectacle que des professionnels exercent pour des spectateurs de moins en moins pratiquants. Cette chronique a pour but de réhabiliter la pratique en amateur, laquelle partage un socle commun avec le monde du professionnalisme, dont elle donne d’utiles et sages clés de lecture.

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A l’exception des supporters ultras, qui se shootent à la fumée âcre des fumigènes (et parfois à celle d’autres pétards), ceux qui ne vivent le sport qu’en (télé)spectateurs passent à côté d’un élément essentiel: les odeurs. Cela n’en gêne certes pas la compréhension mais restreint l’imprégnation. Le sport se vit, se ressent, profondément, véritablement, en odorama. Il n’est pas question des effluves de chaussettes sales ni de la transpiration acide de dessous de bras lors d’effusions après un but; ces choses-là peuvent vous tomber sur le nez en entrant dans la chambre de votre ado ou dans le tram à la sortie du bureau.

Parlons des odeurs spécifiques au sport, celles qui immédiatement vous replongent dans un vestiaire ou vous envoient sur le terrain. Le chlore de la piscine, la magnésie des gymnases et des salles d’escalade, la poix qui colle au ballon de handball, la sueur froide des tatamis, le bout des doigts que l’on sent, pensif, dans le car après une journée de ski. Une courte vidéo circule sur les réseaux sociaux: on y voit........

© Le Temps