En dilettante – Du football des enfants à celui des hommes
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Le sport est de plus en plus un spectacle que des professionnels exercent pour des spectateurs de moins en moins pratiquants. Cette chronique a pour but de réhabiliter la pratique en amateur, laquelle partage un socle commun avec le monde du professionnalisme, dont elle donne d’utiles et sages clés de lecture. Toutes les chroniques
Représentant de la caste des joueurs quelconques qui n’ont que la longévité pour principale qualité, je me flatte en guise de palmarès d’avoir foulé tous les terrains du canton de Genève, à l’exception du stade de la Praille. J’ai joué non seulement dans tous les centres sportifs, mais aussi sur chaque aire de jeu, grande ou petite, principale ou secondaire, et, partout où c’est le cas, dans la version en herbe comme en gazon synthétique. Un match de préparation m’a ramené lundi au stade du Moulin à Dardagny, fief du FC Donzelle. Je n’y avais plus remis les pieds depuis mai 1988.
C’est un endroit qu’on n’oublie pas, en contrebas d’une route sinueuse, aux confins du canton. Peut-être le stade le plus occidental de Suisse. L’Allondon vient s’y perdre dans le Rhône. Rimbaud semble y avoir puisé l’inspiration. «C’est un trou de verdure où chante une rivière/Accrochant follement aux herbes des haillons/D’argent; où le soleil, de la montagne fière/Luit: c’est un petit val qui mousse de rayons.»
Le Temps publie des chroniques, rédigées par des membres de la rédaction ou des personnes extérieures, ainsi que des opinions et tribunes, proposées à des personnalités ou sollicitées par elles. Ces textes reflètent le point de vue de leurs autrices et auteurs. Elles ne représentent nullement la position du média.
