L’Iran à l’heure des choix
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A moins que plusieurs appareils sécuritaires aient pu être affaiblis par des puissances étrangères, la République islamique d’Iran ne semble pas pouvoir tomber. Du moins, pas cette fois. Le mouvement n’a pas assez d’ampleur. Les mécontents sont trop absorbés à boucler leurs fins de mois, frappés par l’hyperinflation, les privations matérielles mais aussi de liberté pour manifester. Ils savent qu’ils seront réprimés d’autant plus qu’à l’étranger, des ennemis revendiquent jouer un rôle dans cette nouvelle révolte, trop proche de la guerre des douze jours pour s’en dissocier. Ils savent aussi qu’il n’y a aucune opposition crédible et organisée. Le fils du shah que certaines puissances agitent, peut-être comme un chiffon pour masquer un autre plan, n’a ni la légitimité ni l’étoffe pour renverser et tenir l’Iran. Trop d’Iraniens encore craignent le chaos ou une mainmise étrangère. Si les Iraniens souhaitent un changement significatif et urgent, ils privilégient toujours une évolution interne. Mais pour combien de temps encore?
Frappés par les restrictions économiques et civiles depuis 1979, les Iraniens se persuadent que les risques à prendre sont justifiés, que le système n’est pas réformable et que même une mainmise étrangère serait plus acceptable que de subir leur sort ad vitam. Trump leur donne en plus quelques ailes en leur faisant miroiter un soutien militaire, certes peu probable, mais pas impossible, vu l’attaque américaine lors de la guerre des douze jours, l’intervention récente au........
