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Administrations publiques: et si le vrai danger pour les données des administrés n’était pas le cloud, mais l’inaction numérique?

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05.03.2026

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En novembre dernier, Privatim, l’association qui regroupe les préposés suisses à la protection des données, publiait une résolution sur l’utilisation, par les administrations publiques, d’infrastructures informatiques basées sur le cloud en vue du stockage et du traitement de données personnelles sensibles ou de données soumises à une obligation légale de confidentialité. Cette prise de position vise le recours aux services cloud d’entreprises que Privatim qualifie de «grands fournisseurs internationaux», tels que Microsoft, Google ou encore Amazon.

La position prise dans la résolution Privatim est très – et à notre sens trop – absolue. Certes, la prise de position n’interdit pas explicitement aux administrations le recours au cloud. Dans les faits, les exigences posées excluent le recours à des solutions de type SaaS (Software as a Service) pour les données personnelles sensibles et/ou soumises à un secret de fonction. Cette approche paraît confirmée par une interview du 22 décembre 2025 de la préposée à la protection des données du canton de Fribourg et représentante de privatim, dans laquelle celle-ci a déclaré que les données sur la santé, les opinions religieuses ou les sanctions prises contre des personnes ne doivent pas être externalisées dans des clouds, bien que cette position de principe semble ensuite être un peu nuancée en fin d’interview.

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