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« La France libre, c’est le petit village gaulois casse-pieds qui résiste »

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19.03.2026

Les noms de baptême font toujours l’objet de commentaires plus ou moins enthousiastes. Celui de France Libre, attribué au futur porte-avions français de nouvelle génération appelé à entrer en service en 2038, n’échappe pas à la règle. Ce choix d’Emmanuel Macron, dévoilé mercredi 18 mars sur le site de Naval Group à Indret (près de Nantes), surprend de nombreux observateurs.

Beaucoup s’attendaient à ce que ce bâtiment de 310 mètres de long et déplaçant 77 000 tonnes emprunte un grand nom de l’histoire politique et militaire française, comme pour ses trois prédécesseurs Clemenceau, Foch et Charles de Gaulle. Comme à son habitude, le président de la République a créé la surprise en rompant avec la tradition, tout en s’inscrivant dans la filiation du général de Gaulle, fondateur du mouvement de résistance « La France libre » pendant la Seconde Guerre mondiale.

Dans une interview au Point, l’historien Sébastien Albertelli, qui en est un grand spécialiste, analyse ce choix.

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Le Point : Le France Libre s’inscrit dans la filiation de Charles de Gaulle. Que pensez-vous de cette référence ?

Sébastien Albertelli : La filiation relève effectivement de l’évidence historique : la France libre n’aurait pu voir le jour, ni même subsister, sans l’impulsion et la détermination de son chef. Pour autant, les........

© Le Point