Pourquoi nos sociétés sans Dieu n’en ont pas fini avec les excommunications
Une règle actuelle voudrait que la misère du débat public – sa manie de toujours plus s’enfoncer dans une fosse aux catéchismes – soit le fait de « l’économie de l’attention », des algorithmes, des réseaux sociaux, des « bulles », des vilains milliardaires qui se payent des plateformes pour les inonder de « désinformation ». L’explication séduit car elle nous présente le mal comme jeune, technique, moteur.
Finalement, il en irait d’un bug, d’un petit souci de circulation et à la simplicité du défaut répondrait la facilité de la solution – rouvrir les fenêtres, réinjecter du contradictoire dans les échanges, mieux y touiller les faits, saupoudrer le tout d’une dose plus conséquente de pluralisme, et la machine repartirait. De la plomberie, en somme.
Bulle ou bannissement ?
Sauf que la chose a été tentée et que le problème, têtu, demeure. Comment le décrire au mieux ? Dans cette nuance qu’il est nécessaire d’établir entre ne pas entendre une parole différente – voire adverse – et la tenir pour indigne. Entre l’absence de voix discordantes et leur discrédit préalable. Entre ne pas........
