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Affaire Jason Arday : comment Cambridge fait le jeu des populistes

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13.08.2026

Le populisme est peut-être le seul moteur qu’on croit arrêter en lui en mettant régulièrement dans le réservoir. On connaît pourtant son carburant : la défiance envers les élites, les experts, les sachants, tous ceux dont les diplômes et les institutions sont soupçonnés de servir moins la vérité qu’une caste occupée à protéger ses intérêts. L’université, surtout lorsqu’elle se drape dans son hégémonie morale, est donc une cible de choix. À chaque problème nié, minimisé ou enterré parce qu’il serait trop gênant d’en admettre l’existence, quelques litres supplémentaires. Puis on tombera des nues en voyant la machine accélérer.

Soit à peu près le problème posé par l’affaire Jason Arday, épluchée dans le New York Times par Jesse Singal. Journaliste américain spécialisé depuis une quinzaine d’années dans les sciences sociales et leurs embardées, Singal est aussi l’auteur de The Quick Fix, mirifique essai (malheureusement non traduit en français, mais n’y voyons qu’une coïncidence) consacré aux modes psychologiques bâties sur du vent scientifique. Son article, bien plus qu’une banale histoire de plagiat en milieu académique, raconte une opération de ravitaillement assez spectaculaire.

Un symbole trop........

© Le Point