Kamel Daoud, ou l’insoumission de la liberté
Il y a, chez Kamel Daoud, quelque chose qui ne cède pas. Une force nue, presque irréductible. Une volonté qui ne s’incline pas, une fidélité constante à la liberté. Il n’oublie pas. Il ne plie pas. Il persiste, debout, là où tant d’autres consentent à se taire.
Il est de tous les combats parce qu’il est d’abord de toutes les libertés. Il en porte l’exigence comme d’autres portent une blessure : avec gravité, avec constance, avec cette lumière têtue qui ne s’éteint pas.
Dans les pays où les écrivains sont inquiétés, où les mots sont contraints, où l’on tente de contenir les voix et de surveiller les consciences, Kamel Daoud parle. Il parle pour lui, mais aussi pour ceux que l’on réduit au silence. Il devient l’écho de ces voix empêchées.
L’Algérie face à sa mémoire
Et puis il y a l’Algérie. Son Algérie. Celle qu’il........
